Au jour le jour
Après une petite dizaine de jours de jeûne et un cran de plus dans le ceinturon, le Club des Rondouillards Sveltes a eu raison dans l'affaire qui l'opposait à son employeur.
Il est vrai que si la rue avait recommencé à gronder et à manifester contre le gouvernement et son grand chef, qui aurait été, matraque dans une main et flashball dans l'autre, contre ces fauteurs de trouble qui ne comprennent pas que les gentils ministres sont là pour appliquer une gentille politique qui empapaoutera gentiement les méchants manifestants ?
Et qu'aurait fait MAM avec le stock de grenades lacrymogènes qu'elle n'a pas pu refourguer à BEN ALI ?
L'Elysée dans cette affaire a entrouvert une porte dans laquelle les infirmières, les instituteurs, les pompiers, etc vont s'engouffrer à juste titre pour faire valoir leurs revendications.
Dix jours de jeûne et on retire le projet.