Au jour le jour
Après avoir privatisé la fouille des bagages et accessoirement des personnes dans les aéroports français, la droire veut faire revenir les forces de l'ordre à ce poste.
Le coût de ce revirement n'a pas été calculé, bien entendu et comme d'habitude le gouvernement agit dans l'urgence et sans réfléchir.
Un salarié (du privé en CDD ou CDI), par exemple de la Brink's, chargé actuellement de ce travail touche une rémunération nette d'environ 1300€ par mois et qui rentrera chez lui tous les jours.
Un policier (fonctionaire en CDI non révocable) qui va le remplacer va toucher 1600€ net mensuel sans compter les frais d'hébergement occasionnés par les déplacements de ces personnels payés par l'état.
D'accord, la grève tombe mal, mais elle tombera toujours mal, soit pour les vacanciers en période de vacances ou pour les hommes d'affaires en période hors congés scolaires. Mais que faut-il faire quand l'employeur (qui fait des bénéfices) refuse de discuter salaire et n'attend qu'une seule chose, le pourissement du conflit.
Et que penser de l'emploi de termes excessifs par les membres du gouvernement et du patronat qui emploient le vocable "otage" à toutes les sauces. On va demander aux personnes qui demandent la nationalité française d'avoir un minimum de comprehension du français, que les donneurs de leçon commencent par ouvrir le dictionnaire Robert, Littré, Larousse ou tout autre avant d'utiliser des mots dont ils ignorent le sens profond. Qu'en pensent les vrais personnes qui ont été de véritables otages soit pendant la guerre avec la fin que l'on connait pour la plupart soit en période de paix en France mais pris pour cible par de vrais preneurs d'otages à l'étranger !
Cette manière de détourner le véritable sens éthymologique des mots va ouvrir la porte à toutes les outrances verbales. On pourra dire sans sourcillier que le gouvernement français est une dictature parcequ'il n'écoute pas les manifestants, on affirmera sans broncher que le fisc est digne de la mafia quand il nous rackette par l'intermédiaire de l'impôt, les exemples ne manquent pas.
Allez, bon voyage quand même, bande d'otages en liberté.