Au jour le jour
Hier soir lors du Conseil Municipal le comique de service s'est pris pour Fernand Raynaud, en beaucoup moins bien, cela va de soi.
La ou l'humoriste auvergnat faisait rire, le maître de cérémonie gallo tombait dans la bassesse dans ses propos vis à vis de l'opposition municipale, à la grande joie de "certains" de ses colistiers, il faut rire des mauvais mots du chef sans quoi il ne va pas être content.
La séance était consacrée au budget de la commune avec l'approbation des comptes de 2012.
Chaque demande d'explication de l'opposition était l'occasion pour le maire de railler celle-ci. Sa majorité n'ayant pas le droit à la parole, elle est dispensée des approximations verbales de l'édile.
Toute la démonstration des chiffres a été faite avec des comparaisons avec des villes dites "comparables" du département.
Bien entendu Loudéac est toujours meilleur que les autres puisque les villes costarmoricaines de références sont gérées par le PS.
Aucunes précisions n'ont été évoquées sur les raisons qui font en sorte que ces municipalités sont moins bonnes que Loudéac. Plérin a été souvent cité comme étant le mauvais élève tout en oubliant de dire que cette ville a été gérée pendant 19 ans (de 1989 à 2008) par la droite avant de basculer à gauche il y a 4 ans, il ne faut surtout pas parler de l'héritage quand cela vous dessert, par contre il se gargarise en citant l'ancienne équipe de Loudéac.
Son 1er adjoint, d'habitude très réservé dans ses propos, y est également allé de ses petits sous entendus, les élections approchent et les loudéacien(ne)s ont l'air de plus aimer la forme que le fond, il se pourrait bien qu'il en ait besoin s'il se présente contre son ex mentor.
La seule fois ou la séance s'est déroulée sans sarcasmes a été le moment ou le maire est sorti de la salle pour un vote auquel il n'a pas le droit d'assister.
Je me demande encore comment ceux de sa liste qui se disent de gauche peuvent rester de marbre devant tant de haine politique. Le populisme (et autres choses) avec le premier magistrat a encore de beaux jours devant lui.
Petite précision, tout le monde s'embrasse, c'est bien normal, sauf un conseiller et une adjointe, la porte du congélateur a du rester ouverte entre ces deux là, le froid se faisait sentir à l'ouverture des débats.